Lumière sur les histoires lunaires dans les albums de littérature de jeunesse contemporaine

Par Caroline Dumont,

bibliothécaire à Amiens.

 

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Quand j'étais petite, la lune était pour moi cette incroyable contorsion que « la douce et pâle créature » Jean de la lune1(p.14) fait subir à son corps afin d'échapper à sa prison, devenant un fin croissant de lune, lui qui était un petit bonhomme tout en rondeurs. La lune m'apparaissait comme ce tour de magie : mystérieuse, surprenante avec ses phases de croissance et de disparition, tel le fameux sourire en croissant de lune du chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles2, et pourtant jamais aussi belle qu'entière, dans sa totale plénitude.

 

L'astre sélénite, très présent dans les albums de la littérature de jeunesse à destination des petits (0-5 ans), apparaît sous différents visages. C'est sous sa dimension sécurisante liée au rituel du coucher qu'elle est la plus souvent figurée. La lune, c'est ce lointain inaccessible qui offre aussi de par sa distance une échelle des valeurs pour quantifier l'amour maternel par exemple, en témoigne la belle phrase de Grand Lièvre Brun dans Devine combien je t'aime3 à Petit Lièvre Brun : « Je t'aime jusqu'à la lune... et retour » (p.30).

 

Mais la lune, traditionnellement, est plutôt l’objet de mystères, objet de conquête au goût de transgression. Dans les œuvres littéraires et artistiques, elle est polymorphe, sa clarté sinistre la lie bien souvent aux ténèbres. Elle se reflète comme ambiguë, comme un astre inquiétant au potentiel d’inconnu et de dangers vertigineux, installant une atmosphère mystérieuse ou encore propice au romantisme. Car la lune est un astre à la dualité forte : elle réunit la culture scientifique et l'approche poétique et elle symbolise, en fonction des cultures, tour à tour, la fécondité et la mort ; finalement la lune est une page blanche sur laquelle sont projetés mille désirs.

 

A partir d'un corpus représentatif de vingt-cinq albums4, sélectionnés à partir de recherches empiriques parmi les catalogues des éditeurs et les ressources documentaires des bibliothèques, nous nous sommes focalisées, pour cette étude, sur cette forme positive d'accompagnement de l'enfant. En effet, l'iconographie autour de la lune relève également dans les mythologies, la littérature et les arts, d'une figure ambivalente, que nous n'évoquerons pas ici. Nous nous demanderons donc en quoi les partis pris graphiques des albums qui jouent sur les rondeurs rassurantes de cet astre développent une pensée complexe et poétisée pour l'enfant, à la croisée du scientisme et du mysticisme.

 

C'est pourquoi, nous mettrons l'accent sur la lune comme figure poétique, à la fois veilleuse et bienveillante, incarnant le silence ouaté du temps du sommeil et du rêve, mais également, sur le potentiel exploratoire d'aventures fantasmatiques auquel elle renvoie, de part son attrait scientifique, enfin, sur le fait qu'elle figure une image fort désirable de par sa forme pleine et gourmande et sa blondeur exquise.

 

1-La lune, figure poétique et protectrice pour l'enfant

 

La lune a surtout une fonction de rituel du soir, tout en baignant l'enfant endormi de sa lumière si particulière. Ainsi, dans le grand classique Bonsoir lune5, on assiste à la montée de la lune dans le ciel à travers la fenêtre de la chambre enfantine, l'astre céleste se voit souhaité une bonne nuit au même titre que les choses matérielles contenues dans la chambre, comme si cette dernière faisait partie du quotidien de l'enfant personnifié ici par un petit lapin blanc dans son lit : « Bonsoir chambre. Bonsoir lune » (p.14 et 16), le petit lapin finit par souhaiter une bonne nuit à ce que peut contenir le ciel « Bonsoir les étoiles. Bonsoir l'air. Bonsoir les bruits de la terre » (p.32, 33 et 35), et l'album se conclut sur un large plan de la chambre endormie, sur laquelle veille la lune brillante, haut dans le ciel, depuis la fenêtre.

 

Non seulement, la lune gouverne la nature et ses animaux, telle une boussole lumineuse, mais elle guide aussi l'enfant vers le monde des rêves et le sommeil. Et l'astre, de par sa dimension cyclique, contient le monde : ainsi dans Rêve de lune6, on part de la lune sous laquelle le monde s'étend - « Sous la Lune, il y avait une ville. Dans la ville, une maison... » (p.4, 6, 8, 11) et ainsi de suite dans un jeu d'emboîtement, jusqu'à arriver à une couette sous laquelle un petit garçon endormi rêve... d'un voyage sur la Lune, évidemment ! Ce jeu de contenant se retrouve également dans La terre tourne7 , cet astre perpétuellement changeant est mis en lumière, accompagnant la rotation de la terre mais aussi le cycle maternel : le texte rappelant à plusieurs reprises que pendant que la terre tourne sous la lune, des nouveaux nés grandissent dans le ventre de la mère et naissent : « Les bébés (…) sont nés. (…) Ils vont et viennent de par le monde, attendent la lune la nuit au bord d'un lac » (p.26), rappelons que la lune est un symbole de fécondité... De même, chez Antoine Guillopé, la lune épouse complètement la dimension maternelle dans son bel album en papier découpé Pleine lune8 où un bébé ourson naît sous l'égide protectrice de la lune. Sur la page de droite finale de l'album, les parents ours, rassurés de cette naissance, sontrelégués à la page de gauche : c'est la lune qui veille principalement sur le nouveau-né. Comme le précise Bruno Munari dans Bonne nuit à tous9, la lune n'est jamais tranquille la nuit : « la lune est soucieuse. La nuit, elle ne dort jamais » (p. 9).

 

Cette figure protectrice et immuable se retrouve dans bon nombre d'albums de jeunesse où l'enfant finit par s'endormir, bercé par la lueur de la lune. Son absence, synonyme d'obscurité, inquiète par ailleurs : ainsi dans Dix cochons sous la lune10, les cochons fugueurs sont vite pris d'angoisse une fois la lune cachée derrière les nuages : ils « ont perdu leurs repères » (p.19) et c'est la voie ouverte aux prédateurs : « Houhou, crie le hibou et le renard flairant » (p.21). Dans Petite lune d'Elzbieta, on retrouve cette récurrence de la lune, fidèle chaque soir : « Avec le soir, arrive la lune. Et tous les soirs, Boubou dit « Là ! » en montrant la lune avec son petit doigt. Tous les soirs, c'est comme ça » (p. 6). Boubou, le petit lapin, fasciné par la lune, la montre du doigt à tous les animaux qui préfèrent dormir plutôt que de l'admirer... Seul le hibou s'éveille et hulule, aussitôt réprimé par la lune qui lui demande de se taire afin de ne pas réveiller le petit lapin, endormi sous ses draps. Cette attraction pour la beauté lunaire est souvent mise en avant : dans La famille Souris dîne au clair de lune11, toute la famille montre une sorte d'admiration muette pour la lune, le lever de l'astre est d'ailleurs un moment festif, un banquet est préparé en vue de son apparition. A la fois proche et lointaine, elle devient un lieu de fantasmes : « Comme elle est ronde et immense ! On croit y voir des montagnes et des océans » (p. 23), un des souriceaux dit même qu'il « veut caresser la lune » (p.28). La lune apparaît alors comme une déesse mystique et inaccessible, les souris la prient et le grand-père Souris la remercie : « Je remercie la lune qui nous éclaire ce soir d'une si douce lumière d'argent » (p.26). Encore une fois, la dernière image de l'album conclut ici à l'endormissement des héros sous la lueur dorée qui les enveloppe : la lune veille sur les souris endormies.

La lune personnifie tellement la nuit que dans le grand classique Bonne nuit Monsieur Nuit12, Monsieur Nuit est une forme sombre et douce, parée d'un grand manteau du noir de la nuit, parsemé d'étoiles et ses yeux sont en fait deux croissants de lune. Encore une fois ici, la lune est apparentée à un état serein, qui aide à l'endormissement et dont l'apparition – ici contenue dans le personnage de Monsieur Nuit – invite au coucher : « Quand je le vois à la fenêtre, je sais qu'il est l'heure de me coucher » (p.18), l’illustration dévoile la lune à la fenêtre de la chambre de l'enfant. Monsieur Nuit et son regard en croissants de lune a un rôle protecteur et s'emploie à mettre en place toute une mécanique pour contribuer au bon endormissement de tous, enfant, animaux et nature : « Monsieur Nuit ferme les fleurs. Il apaise les animaux. Il calme la mer. Monsieur Nuit veille sur les étoiles. […] Il ferme doucement mes yeux et je m'endors bien vite. Il m'inspire des rêves » (p.10, 12, 15, 17, 20 et 22). Ce type d'album fait partie de la longue lignée des histoires que le parent va lire à son enfant pour qu'il s'endorme. L’œuvre devient alors une source de réconfort, où la voix de l'adulte se pose sur les mots de l'auteur telle une berceuse afin d'inviter au repos, au sommeil. C'est précisément le cas avec Le Calme de la nuit13, où l'album joue pour ses illustrations sur l’obscurité du bleu de la nuit et des petites touches lumineuses – l'orangé des animaux et le blanc de la lune et des étoiles et offre une combinaison de la tendresse maternelle (le texte est la voix d'une mère écureuil ici, s'adressant à son petit) et des éléments naturels tels que « la lune d'argent et le bruit du vent » (p.16) afin que le sommeil vienne au petit. Dans cet album, la lune est présente à chaque page, sublimée, et on peut facilement établir un parallèle entre la maman écureuil qui veille sur son petit endormi et cette lune omniprésente, elle aussi, durant le sommeil du bébé : « Dans le ciel, la lune luit. Sa lumière dans la nuit veille. Chut, dors ma merveille » (p.9).

 

2-La lune, entre conquête scientifique et terrain d'aventures

Cette image de la lune magnifiée, telle une beauté distante, à la fois lointaine et proche, est tout l'enjeu de l'album Le Garçon qui aimait la lune14 : un enfant solitaire tombe amoureux de l'astre céleste. Il s'emploie alors à lui plaire en lui offrant des présents : une rose, une perle, la pupille en diamant d'un dragon. Finalement, c'est en l'attachant afin qu'elle assiste au déploiement des couleurs du jour, elle qui ne connaissait que l'obscurité, que le petit garçon conquit son cœur. La lune invite alors à faire preuve de courage, d'héroïsme. Lieu nouveau, territoire vierge à conquérir, elle est aussi bien souvent le théâtre d'aventures réelles ou fantasmées et ambiguës.

Si la lune est encore une fois protectrice, elle est aussi synonyme d'évasion, d'un lointain aventureux à explorer, loin de la maison maternelle, pour mieux y revenir ensuite. Ainsi se rajoute également une dimension scientifique fascinante liée à cet astre inconnu et objet de conquête spatiale, par exemple, dans Classe de lune15, une sortie scolaire via un vaisseau spatial jaune fait découvrir la planète à des élèves : rencontre des cratères, de l'apesanteur... Un enfant à part des autres, avec son bloc de dessin et ses crayons se met à rêver et à dessiner la vue qu'il a de la Terre. Oublié par le vaisseau, il va rencontrer des sélénites avec qui il sympathise, leur apprenant à dessiner, avant d'être ramené par le professeur s'étant aperçu de son absence. L'album sans texte, offre une courte odyssée de l'espace, dans un désert lunaire où un enfant rencontre d'autres êtres, le rêve parfait pour un petit explorateur ! Un esprit d'aventure que l'on retrouve aussi dans Caroline sur la lune16, la fameuse héroïne en salopette rouge de Pierre Probst accompagnée de sa ménagerie, lance un alunissage dans un joyeux branle-bas coloré et y fait du tourisme en visitant ces lieux inconnus aux noms savoureux tels que « le cratère Frascator » ou encore « le Lac des Songes » (p.12). Fille exploratrice, aventurière, bien loin de son opposée, Martine la rêveuse, fille rangée, docile et stéréotypée des années soixante, Caroline incarne la modernité et l'émancipation féminine (elle conduit un bolide, fait du ski, est casse-cou) et participe à l'effervescence de la conquête spatiale de l'époque -le livre est publié en 1965 avant 1969, date où le premier homme posera son pied sur la lune.

Dans En avion vers la lune17, un petit garçon voit un avion dans le ciel et s'y rêve à son bord afin de mettre le « cap vers l'espace » (p.18), où il volerait jusqu'à la lune, sur laquelle il foulerait son sol et ses cratères, il « bondirait... décollerait » (p.23 et 24). Mais rapidement, l'heure de rentrer se rappelle à lui : « Très vite, viendrait l'heure de rentrer. De redescendre sur Terre. De retrouver sa maison. De retrouver sa maman, qui attendrait son retour » (p.26, 29, 30, 33). Encore une fois, l'histoire se termine sur le plan de l'enfant endormi, bien bordé sous la couette, sous le regard protecteur de la lune, brillante, qui le surplombe, procédé très fréquent de retour au réel en littérature de jeunesse et dans le théâtre jeune public.

 

3-La lune, objet de gourmandise et de romantisme

Cependant, la lune évoque également la gourmandise, sa forme ronde et blonde comme une crêpe, la positionne comme un met fort appétissant. Ainsi, dans Un petit bol de lait dans le ciel18, Minou la petite chatte voit la pleine lune pour la première fois : « Elle l'observe, et elle se dit : « Il y a un petit bol de lait dans le ciel ». Et elle en a envie » (p.6). Minou va alors essayer d'atteindre la lune pour la laper mais chaque tentative se solde par un échec, jusqu'à ce qu'elle trouve un vrai bol de lait à la maison. La lune est donc lointaine et pourtant si désirable. Dans La Galette et la Grande Ourse19, la lune est mise en danger par une Ourse bien trop gourmande qui la dévore ! La solution de la bande du merle Tialouli est bien sûr de faire des galettes et des crêpes « à faire sauter haut, haut, haut, jusqu'aux étoiles » (p.14) pour satisfaire l'appétit glouton de la Grande Ourse. Une fois défendue, la lune reprend son rôle de lumineuse protectrice des cinq amis : « Heureux et fatigués, ils s'assirent autour de la chaise rouge. Sous le croissant de lune (…) ils se régalèrent des dernières galettes » (p.16). L'album se clôt sur l'image de la Grande Ourse endormie et repue, contenue entièrement dans la lune, comme si cette dernière la berçait.

Mais, au contraire, l'astre nocturne peut être vorace lui aussi ! Dans Le Kami de la Lune20, il a les traits d'une divinité : un démon protecteur, dont la grande faiblesse est d'être très gourmand et qui se régale de petits pâtés de soja concoctés par une enfant. De même, dans Cuisine de nuit21, la lune est complice des délires culinaires du petit Mickey, tout nu que seule « Madame la Lune (...) voit » (p.11). Et, dans L'Ecureuil et la lune22, celle-ci prend l'apparence d'une meule de fromage, bien ronde et bien dorée telle la pleine lune, qui atterrit sur la maison de l'écureuil. Pris au dépourvu, l'animal va tout mettre en œuvre pour renvoyer ce qu'il pense être la lune chez elle : « Mais pourquoi donc la lune, si grosse, si ronde et si jaune, comme il l'a toujours vue dans le ciel, est-elle tombée juste sur sa maison ? » (p.8). A la mission de l'écureuil vont se mêler le hérisson et le bouc : la meule finit par être embrochée dans les cornes du bouc, lui-même coincé dans un arbre ! Finalement, l'apparente lune va être grignotée par une armée de souris : il n'en restera qu'un croissant que les trois amis renverront chez elle, dans le ciel où « elle pourra là-haut, c'est sûr, retrouver sa forme ! » (p.43) et tout rentrera dans l'ordre.

 

Cet ordre dans le ciel, même Hulul, le hibou d'Arnold Lobel si plein de sa propre logique à la fois naïve et farfelue, l'admire. Dans Hulul et la lune23, il sympathise avec la lune et s'étonne de la voir le suivre. Il lui prête des attentions amicales : « « Non, non, Lune », dit Hulul, « c'est gentil de ta part d'éclairer mon chemin. Mais il faut que tu restes au-dessus de la mer, où tu es si belle à voir » (p.155). Pourtant, quand la lune disparaît derrière les nuages, son absence se fait sentir : « La chambre était très sombre. Hulul ne disait rien et se sentait tout triste » (p.157). Et lorsque la lune réapparaît, baignant la chambre « d'une lumière argentée » (Ibid), Hulul lui prête à nouveau des vertus protectrices : « « Lune », dit Hulul, tu m'as suivi sur tout mon chemin de retour. Tu es un excellent ami ! » (p.158). Notre hibou peut enfin s'endormir, la lune veillant sur lui depuis la fenêtre : « Hulul, alors, posa sa tête sur l'oreiller, et ferma les yeux.  Par la fenêtre, la lune éclairait la chambre, et Hulul pensait que tout était très bien ainsi. » (Ibid).

Cette configuration céleste, la lune haut dans le ciel, tantôt croissant, tantôt quartier, tantôt ronde, est souvent expliquée dans les albums. Dans Voyage au clair de lune24, l'auteur pose directement la question au petit lecteur : « T'es tu déjà demandé pourquoi la lune brille dans le ciel nocturne ? Et comment la nature tout entière est sensible à son mystère ? » (p.4 et 5) et elle y répond dans une succession d'explications en fonction des animaux, de la géographie, de l'océan et de la marée, mais aussi de l'enfant pour qui la lune est associée aux rêves de ce dernier : « Et quand tu fermes les yeux pleins de sommeil, la lune reflète la lumière du soleil. Elle brille d'une douce lueur irisée pour éclairer tes rêves de toute sa beauté ». (p.26 et 27).

Et, l'album Que fait la lune la nuit ?25 lève le mystère sur l'activité de notre lune. Car si le jour, la lune dort, la nuit il en va tout autrement. Imaginée par Anne Herbauts, la lune s'active intensément en dessinant les milliers d'étoiles dans le ciel, en déposant de la rosée dans les prés, en mettant les cauchemars au placard, en semant des rêves... tout cela afin de tranquillement s'effacer devant le « tranquille recommencement du jour » (p.32), le soleil éblouissant magnifié dans l'album de Marie Dorléans, Nous avons rendez-vous26, qu'une famille admire après une longue promenade sous la lune.

 

Ainsi, la lune est à la fois une instance mystique, une dame mystérieuse et romantique, belle et parfois fort affairée, sous laquelle un autre monde s'éveille et un nouvel univers prend forme, satellite hautement convoité et fantasmé des songes enfantins. Mais elle demeure surtout en littérature de jeunesse, outre sa présence rassurante et énigmatique, et parfois même une comparse des bêtises enfantines, la figure réconfortante, liée au rituel du coucher, de l'instant privilégié et tant attendu avec le parent, qui conclue le jour et éveille les enfants aux rêves baignés de son aura céleste.

 

 

1Tomi Ungerer, Jean de la lune, L'école des loisirs, 1969.

2Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, Gallimard, 1996.

3Sam McBratney et Anita Jeram, Devine combien je t'aime, L'école des loisirs, 1994.

4Le corpus est disponible sur le site de l'Institut International Charles Perrault, dans la partie « Ressources »

5Margaret Wise Brown et Clement Hurd, Bonsoir lune, L'école des loisirs, pour l’édition en langue française, 1981.

6Ēlisabeth Brami, Anne Brouillard, Rêve de lune, Seuil jeunesse, 2005.

7Anne Brouillard, La terre tourne, Éditions du Sorbier, 1997.

8Antoine Guillopé, Pleine lune, Gautier Languereau, 2010.

9Bruno Munari, Bonne nuit à tous, Éditions du Seuil, 2006.

10Lindsay Lee Johnson et Carll Cneut, Dix cochons sous la lune, La Joie de lire, 2011.

11Kazuo Iwamura, La famille Souris dîne au clair de lune, L'école des loisirs, 1989.

12Dan Yaccarino, Bonne nuit, Monsieur Nuit, Circonflexe, 2011.

13Virginie Aladjidi, Caroline Pellissier, Emmanuelle Tchoukriel, Le Calme de la nuit, éditions Thierry Magnier, 2012.

14Rino Alaimo, Le Garçon qui aimait la lune, Gautier Languereau, 2016.

15John Hare, Classe de lune, Pastel, L'école des loisirs, 2019.

16Pierre Probst, Caroline sur la lune, Hachette, 1965.

17Peter McCarty, En avion vers la lune, Naïve livre, 2015.

18Kevin Henkes, Un petit bol de lait dans le ciel, Kaléidoscope, 2004.

19Anne Herbauts, La Galette et la Grande Ourse, Casterman, 2009.

20Nathalie Dargent, Sandrine Thommen, Le Kami de la Lune, Picquier Jeunesse, 2011.

21Maurice Sendak, Cuisine de nuit, L'école des loisirs,1972.

22Sébastien Meschenmoser, L'Ecureuil et la lune, Minedition, 2008.

23Arnold Lobel, Hulul et compagnie, trente contes illustrés, L'école des loisirs, 2001.

24Britta Teckentrup, Voyage au clair de lune, Hatier Jeunesse, 2018.

25Anne Herbauts, Que fait la lune la nuit ?, Casterman, Albums Duculot, 1998.

26Marie Dorléans, Nous avons rendez-vous, Seuil Jeunesse, 2018.