Selection colloque Mixprim. Gisèle Halimi"Non au viol". Actes Sud 2013

La jeune Sarah rêve de devenir avocate elle rencontre Gisèle Halimi qui lui raconte sa vie et ses engagements notamment en faveur des femmes. En 1972 elle défend Marie-Claire, une jeune fille de 17 ans, qui a décidé d’avorter après un viol. Ce procès retentissant prépare les mentalités à accepter l’adoption de la loi Veil. En 1978, Gisèle Halimi se bat pour faire reconnaître coupables les violeurs de deux jeunes campeuses dans le sud de la France. En 1980 le viol sera clairement défini comme un crime par le Code pénal. Sarah elle aussi a subi un viol au cours d’une soirée et son silence la mine et la détruit. Rien n’a donc vraiment changé. Gisèle Halimi l’aide à avoir le courage de dénoncer son agresseur.

Le récit est raconté en mots simples pour rappeler aux adolescents que le consentement mutuel est fondamental entre fille et  garçon. Le personnage de fiction Sarah est un truchement efficace pour informer les jeunes sur le combat mené par Gisèle Halimi et en souligner l’actualité révoltante. Le viol est un crime, les filles doivent porter plainte et ne sont pas coupables même si elles portent des jupes et se laissent embrasser, quand elles ne veulent pas aller plus loin les garçons doivent les écouter.

Un dossier sur la lutte des femmes à faire reconnaître leurs droits sur ce sujet est placé à la fin de ce récit pour compléter l’ouvrage.

Un ouvrage qui permet aux collégiens de comprendre que les garçons ne doivent pas être dans la toute puissance et que les filles ont le droit de leur dire non.