Séance du 9 janvier 2021 : “Le son prime sur le sens.”

Pour cette première séance de 2021, et dans le souci de respecter les consignes sanitaires actuelles, nous tentons pour la première fois un atelier mixte : un premier groupe s’est rendu sur place à l’Institut ; le second a pu assister à la séance retransmise directement sur Zoom.

La première partie de l’atelier porte sur des chansons et des slams : de la célèbre Javanaise de Gainsbourg, nous retrouvons “Le temps qui reste” chanté par Reggiani, du Léon Gontran-Damas, pour enfin découvrir un texte du slameur contemporain Thomas Suel. C’est donc une séance sur l’oralité poétique que nous propose David Dumortier : refrains de chansons, répétitions, assonnances, allitérations... comment jouer sur la proximité sonore entre deux mots ? Comment créer du rythme et de la vibration en poésie ?

L’exercice du jour est donc le suivant : écrire un poème-slam sur un "lieu infernal", réel ou imaginaire. La clé est de répéter chaque son afin de créer du rythme.

Les textes récités, tant en présentiel que par écrans interposés, explorent des lieux variés et intimes, propres à chaque participant-e : un jardin d’enfance où l’on s’ennuie, la maison près d’une gare de triage pendant la guerre, le métro parisien... ou l’enfer des marteaux-piqueurs pendant des travaux de rénovation !

Merci à tous et à toutes pour votre présence assidue et à bientôt pour notre prochaine séance.

 

(Poème de Thomas Suel, [sol])