Séance du 7 novembre 2020 : “N’ayez pas peur d’être ridicules !”

Reconfinement oblige, cette troisième séance a lieu sur Zoom. Nous sommes nombreux et très motivés pour écrire ! Une fois tous connectés, David Dumortier attaque dans le vif du sujet : notre atelier du jour porte sur “les satellites du verbe”, autrement dit les verbes et tous ses dérivatifs : à partir du verbe “écrire”, nous obtenons écrivain, écrivant, écriture, l’écrit...

David nous donne deux textes en exemple. D’abord, La lettre d’amourde Karl Valentin, qui fait beaucoup sourire : “Pourquoi, depuis si longtemps, ne m'as-tu pas écrit, alors que, récemment tu m'as écrit que tu m'écrirais si je n'écrivais pas.” Ensuite, nous passons au poème “Soir d’hiver” du poète canadien Emile Nelligan.

La consigne est la suivante : écrivez une lettre d’amour ou de reproches en utilisant le verbe “pleuvoir” et ses mots-satellites : pluie, pluviosité, pluvieux, parapluie, pluie battante... David nous assure qu’il ne faut pa avoir peur de créer un texte ridicule car, cite-t-il “la peur du ridicule traduit notre peur d’être libre.” Il faut insister sur le comique de répétition et de l’absurde, à l’instar de la lettre de Karl Valentin.

Après ce début rapide, une heure est accordée à l’écriture. La plupart restent connectés, son coupé, afin de garder la possibilité de poser leurs questions à David. Les plus courageux lisent leurs productions par téléphone afin d’avoir un retour, comme en présentiel.

La dernière heure est réservée à la lecture de nos textes. Beaucoup de personnes n’ont pas osé s’aventurer sur le terrain du ridicule, très difficile à atteindre.

Merci à David ainsi qu’à nos douze participants pour leur présence en dépit du contexte, et nous nous retrouvons dans quinze jours pour une autre séance virtuelle.