Séance du 6 mars 2021 : “L’écriture, c’est un dessin”

Ce samedi-là, David Dumortier nous fait travailler sur la forme des mots : le “Sss” dans le mot serpent, les deux “L” du papillon, et les fleurs que l’on peut déposer dans le “V” du vase... A titre d’exemple, nous redécouvrons des textes de Francis Ponge, Apollinaire, Barthes ou Queneau :

 

“Le mot O I S E A U : il contient toutes les voyelles. Très bien, j’approuve.
Mais, à la place de l’S, comme seule  consonne, j’aurais préféré l’L de l’aile : OILEAU,
ou le V du bréchet,  le V des ailes déployées, le V d’avis : OIVEAU.”

Notes prise pour un oiseau, Francis Ponge

 

Pour ce premier exercice nous devons, sur le modèle de Barthes ou de Ponge, décrire un mot en jouant sur la forme des lettres ou sur le son du mot, et en faire un texte poétique. Nous avons une demie-heure d’écriture avant de passer aux lectures : Ariane nous offre un très joli texte sur la gommequi efface la sommedes mots de l’homme; Pascale et Morgan, un poème sur les pics du hérisson ; Simone, sur l’étirement du “chaaaat”... et bien d’autres encore !

 

Ensuite, nous partons du poème “L’ouïe fine” de Queneau :  “Les poissons parlent quel charivari / On ouvre les ouïes pour entendre / Leurs discours océaniens / On n’entend rien / Il faut avoir l’oreille maritime...” A partir de ce modèle, nous devons composer un poème sur le thème de l’infiniment grand (la mer) dans l’infiniment petit (une branchie de poisson.) Les propositions sont variées, tantôt drôles, tantôt émouvantes : un fond de porte-monnaie, un coquillage, un jabot d’abeille ou un cou de bébé...

 

Notre prochain atelier aura lieu pendant le salon du livre de jeunesse D’Eaubonne, le 27 mars. Vous pouvez retrouver toutes les informations autour du salon sur le site Sortir à Eaubonne.

 

Retrouvez également les dernières publications de David Dumortier :

 

A très bientôt !