Séance du 10 octobre 2020 : “L’atelier d’écriture, c’est pour se tromper.”

Séance du 10 octobre : “L’atelier d’écriture, c’est pour se tromper.”

Lors de cette deuxième séance, notre groupe accueille de nouvelles recrues, notamment Morgan et Maxime, en master de création littéraire à l’université de Cergy, venu.es en stage d’observation à l’atelier. 

Une fois tout le monde installé, David Dumortier annonce que nous allons travailler sur la technique de style dite de l’hybridation, ou rapport d’annexion en littérature arabe. Il s’agit d’utiliser la préposition “de” ou encore le tiret “-“ entre deux mots bien différents, et ce afin de créer une nouvelle expression poétique. 

Lors de la revue de textes, David Dumortier fait voyager le groupe, des poètes amérindiens aux chamans de Sibérie en passant par Jean-Marie Kerwich (L’évangile du gitan) et le Chili du poète Pablo Neruda. S’ensuit notre petit exercice du magasin de mots, où il s’agit de trouver des termes en rapport avec les fleurs et la nuit. Tige d’étoiles filantes, champ de constellations... c’est ce que nous devons trouver aujourd’hui.

L’exercice du jour est de parler de soi, en utilisant la technique d’hybridation. David explique à nos étudiants que près d’un tiers de la séance est consacrée au travail personnel. “Ils écrivent beaucoup, prévient-il en parlant du reste du groupe. C’est des guerriers.”

Il peut être difficile de parler de soi, d’où quelques réticences au début de l’exercice. L’écrivain nous rappelle que nous sommes là pour essayer et aussi pour nous tromper. Au final, le résultat en vaut réellement la peine, car les textes produits sont très bons. 

Merci à tous nos participants d’avoir lu devant le reste du groupe ! Nous espérons vous retrouver aussi nombreux.ses à notre prochaine séance, le 24 octobre.